RESTORATION

HAN MI YOO

Kaywon University of Art & Design, Corée du sud | Coréen | Expérimental | 4min59 | 2025

Synopsis

Cette vidéo performative confronte le traumatisme de la violence étatique à travers l’acte répété de dissimuler et de révéler des cicatrices qui resurgissent inévitablement sur le visage. L’artiste, qui a participé au soulèvement démocratique mené par les étudiants sud-coréens en avril-mai 1991 et qui a survécu à la violence étatique, porte des cicatrices de brûlures chimiques causées par les gaz lacrymogènes utilisés pendant les manifestations. En transformant 35 ans de mémoire refoulée en une performance visuelle, l’œuvre explore le corps humain comme lieu de résistance historique.
À travers le contraste entre l’application de poudre (une tentative de dissimulation) et les artefacts numériques (les cicatrices qui refont surface), elle met en évidence les traces que l’histoire moderne tragique de la Corée a laissées sur la vie d’un individu. (Traduit de l’anglais)

Fiche technique

Réalisation : Han-Mi Yoo
Direction photo : Hyun-ji jung
Production : Han-Mi Yoo
Effets visuels : Hyun-ji jung
Son : in-ho Baek

Biographie

Je suis étudiante en troisième année d’arts intermédiatiques à l’université d’art et de design Kaywon. En 1991, une grenade lacrymogène m’a frappée au visage, laissant des cicatrices indélébiles. Pendant 35 ans, je me suis cachée derrière un maquillage épais, une « poudre blanche » utilisée pour enfouir le traumatisme du premier. Aujourd’hui, à travers la performance, je rejoue ce paradoxe pour transformer des décennies de dissimulation en une « restauration » sensorielle de l’histoire. (Traduit de l’anglais)

Éligible aux prix
– Coup de coeur du FFEQ